L'année 2009 a été marquée par un événement de grande importance, mais aussi par des attaques minimes ou qui se sont soldées par des échecs.
- En septembre un opération nommée " Didgeridie " est lancée par l'intermédiaire d'une vidéo posté sur YouTube, dans laquelle Anonymous menace de censurer le site web du premier ministre australien et le sites Web de l'autorité ; cette attaque sera effectivement accomplie par la suite. Leurs revendications étaient de protester contre la censure d'internet (voir page "Censure d'internet") pratiquée par le gouvernement Australien qui souhaitait avoir un contrôle de l'information circulant sur le web afin de veiller à la bonne image de la politique du gouvernement australien.
D'un point de vue technique, l'attaque était assez mal organisée, ce qui explique pourquoi elle ne réussit à arrêter le site Web du premier ministre seulement quelques minutes, à travers les multiples attaques qui s'exécutent sous plusieurs serveurs différents via des logiciels malveillants (voir page "Logiciels malveillants"). L'opération Digeridie échoua à cause d'un manque d'entretiens des serveurs utilisés.
La sécurité du site web est très rapidement rétablie par les autorités australiennes et Anonymous fut vaincu. L'opération est un échec et les cyberhackers se retirent.
Cependant, un doute persiste. En effet, très peu d'informations liées à cette opération sont à disposition de quiconque. Il est désormais impossible de savoir si l'absence d'archive de l'opération Didgeridie résulte d'une volonté des membres d'Anonymous à "camoufler" leur échec, ou si ce sont les autorités australiennes qui ont censuré toutes les informations.
- Une autre action permit d'amplifier la contestation des Iraniens lors des élections présidentielles, remportées par Mahmoud Ahmadinejad, au mois de juin. Le problème est qu'une grande partie de la population doute de la victoire de ce dernier et pense que son élections a été truquée. Des manifestations éclatèrent et la censure du président se fit de plus en plus présente jusqu'à aller traquer les opposants au pouvoir en empêchant toute la population de communiquer entre eux via internet. C'est à ce moment que l'opération "Anonymous Iran" fut lancée. Le site crée par les Anonymous visant à promouvoir la liberté de communication sur le net pour les Iraniens, prit énormément d'ampleur et facilita grandement les échanges d'informations malgré les tentatives récurrentes de censure de la part du gouvernement d'Ahmadinejad.
A travers cette action, on peut affirmer que les membres d'Anonymous revendiquent la liberté de circulation sur internet. En effet, ils ne prennent pas parti quant à la possibilité du trucage des élections présidentielles en Iran. Cependant, on constate que dès que la liberté d'internet est transgressée par le gouvernement Iranien, les membres d'Anonymous ripostent avec une violence dite "numérique".
Cette action, d'apparence anarchiste car elle vise à lutter contre un autorité (ici le gouvernement Iranien) n'a cependant pas pour but d'accomplir l'idéologie de base de l'anarchie, c'est à dire de dissoudre toute forme de pouvoir dominant. Ainsi, Anonymous ne conteste pas toute la politique Iranienne, mais seulement celle qui vise à censurer une certaine utilisation d'internet (ici la liberté de communication).
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